
Prévenir l’accrochage des réseaux enterrés avant même le premier coup de pelleteuse — voilà ce qui guide chaque mission que nous menons sur le terrain. Sur ce chantier bordelais, notre agence Rdetek à Bordeaux a été sollicitée pour localiser des réseaux d’eau en PEHD enfouis sous une emprise en cours de préparation, avec une exigence de résultat en Investigations Complémentaires (IC) de Classe A. Deux techniques ont été déployées en combinaison — géoradar et électro-acoustique — pour restituer aux équipes de travaux des repères fiables, géoréférencés, et conformes aux référentiels en vigueur. Une intervention que nos équipes mènent aussi bien sur des sites industriels dans le Gers que sur des chantiers urbains sensibles, avec les mêmes protocoles et le même niveau d’exigence.
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Détection de réseaux PEHD sur emprise industrielle à Bordeaux : contexte et contraintes
Le maître d’ouvrage d’un site industriel bordelais nous a contactés pour lever toute incertitude sur la présence de canalisations d’eau en polyéthylène haute densité dans l’emprise concernée. Première difficulté : le PEHD est non métallique. Contrairement à un câble ou à une conduite acier, il ne renvoie aucun signal électromagnétique exploitable en détection standard — ce qui ferme d’emblée la porte aux méthodes inductives classiques.
À cela s’ajoutait un substrat graveleux et hétérogène, typique des zones en phase de préparation de chantier. Ce type de terrain multiplie les renvois parasites dans les données GPR et complique sérieusement l’interprétation des profils. Pas rédhibitoire, mais ça demande une lecture attentive et une validation croisée systématique.
Les habilitations requises pour intervenir sur ce site
L’accès au site imposait par ailleurs un niveau d’habilitation spécifique, sans dérogation possible :
- **CATEC** — intervention en espaces confinés
- **PP58** — protocole site nucléaire
- **Z724 GRDF** — travaux à proximité de réseaux gaz
- **ADNT3002 ENEDIS** — intervention à proximité de réseaux électriques
Ces habilitations, combinées à notre certification CCTA, garantissent que chaque geste, du raccordement au marquage final, respecte les exigences de sécurité propres aux environnements industriels sensibles.
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Une approche bi-technologique : géoradar et électro-acoustique
Face à ces contraintes, nous avons mis en œuvre une solution combinant deux technologies complémentaires — non pas pour faire double emploi, mais parce que chaque méthode compense précisément les angles morts de l’autre.
Le géoradar (GPR) : vision globale et non invasive
Le géoradar envoie des ondes électromagnétiques dans le sol et capte leurs réflexions sur les interfaces et anomalies souterraines. Pour simplifier : on lit les « ombres » que renvoient les objets enfouis — conduites, cavités, hétérogénéités. Très efficace sur des réseaux métalliques ou dans un sous-sol homogène. Sur un substrat graveleux avec des conduites en PEHD, les retours restent difficiles à discriminer sans une couche de confirmation.
L’électro-acoustique : preuve locale sur réseau non conducteur
C’est là qu’intervient l’électro-acoustique. Le principe : on raccorde un flexible annelé bleu à la canalisation PEHD, on met le réseau en pression (ou on injecte une aiguille traçante — un câble fin détectable), et on génère ainsi un signal acoustique ou électromagnétique indirect, captable en surface. Concrètement, nous avons raccordé le flexible au réseau, contrôlé la pression, puis balayé l’emprise avec les capteurs électro-acoustiques pour confirmer et affiner chaque tracé. La corrélation avec les données GPR s’est faite en temps réel, avec calibration vérifiée et contrôles croisés à chaque point critique.
Une fois les tracés validés, chaque canalisation a été matérialisée au sol par un **marquage-piquetage en peinture bleue** — biodégradable, à séchage rapide, à haute visibilité pour les équipes de terrain.
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Déroulé technique : de la mise en place au récolement
Le séquençage de l’intervention a suivi un enchaînement structuré :
1. **Repérage préliminaire** — analyse documentaire et reconnaissance de l’emprise 2. **Raccordement sécurisé** — connexion du flexible au réseau PEHD, mise sous pression contrôlée 3. **Balayage GPR** — acquisition des profils sur l’ensemble de la zone 4. **Affinage électro-acoustique** — localisation précise des tracés sur les segments ambigus 5. **Corrélation et validation croisée** — confrontation des données, documentation des points critiques 6. **Marquage-piquetage** — matérialisation au sol des tracés validés
Chaque phase a donné lieu à des contrôles documentés — notamment la lecture GPR sur substrat graveleux, la gestion de la pression dans le PEHD et la validation des points de récolement.
Le livrable final
À l’issue de l’intervention, nous avons remis un **rapport d’Investigations Complémentaires géoréférencé**, avec un plan de récolement conformes aux exigences Classe A (DWG autocad et PDF). Un document exploitable directement par les équipes de chantier, et conservable par le maître d’ouvrage pour assurer la traçabilité technique de l’ouvrage…
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Ce que ce chantier dit de notre façon de travailler
La localisation de réseaux non métalliques en emprise industrielle, c’est rarement une opération simple. Il faut une lecture rigoureuse des données, une maîtrise réelle des deux technologies, et une organisation sans faille pour tenir les protocoles de sécurité. C’est ce que nos équipes apportent sur chaque intervention — du relevé terrain au rapport final.
Si vous préparez un chantier avec des enjeux similaires (réseaux PEHD, IC Classe A, site industriel ou sensible), nous sommes disponibles pour en discuter.
**Rdetek Réseaux — 13 Rue Sainte-Ursule, 31000 Toulouse** 📧 contact@rdetek-reseaux.fr 📞 05 32 58 08 51

